Vers un toit vert
Vers un toit vert

L’agriculture urbaine est une expression qui a été créée en 2003, lorsque les premiers jardins ont commencé à apparaître sur les toits montréalais. Depuis, des entreprises qui construisent des toits verts sont nées et le concept a évolué. Il suffit de penser à l’entreprise montréalaise Les Fermes Lufa, qui a construit une immense serre de 31 000 pieds carrés sur le toit d’un immeuble d’Ahuntsic, ou encore aux universités de Montréal et de Concordia, qui possèdent un espace vert sur leurs toits depuis plusieurs années déjà.

 

La Ville de Montréal a mis sur pied le Comité de travail de la collectivité montréalaise sur l’agriculture urbaine en 2013 afin de répondre à une demande des citoyens. Le mandat de ce comité est le développement des meilleures pratiques dans ce domaine. Plus de 30 000 personnes avaient demandé une consultation sur le sujet, ce qui prouve que l’intérêt est grand de la part des citoyens. Montréal compte d’ailleurs près d’une centaine de jardins communautaires qui regroupent jusqu’à 15 000 jardiniers. Il y a aussi une cinquantaine de jardins collectifs et une centaine de jardins sur les toits. Il s’agit donc d’une tendance montante dont l’encadrement et le développement doivent cependant être définis.

 

Par exemple, la ville de Toronto, qui compte plusieurs jardins sur les toits, a imposé certaines limites, comme l’interdiction d’élever des poules en ville. En effet, la Ville Reine a coupé court au débat et annoncé que le règlement qui interdit l’élevage de volaille en ville sera maintenu sous prétexte que cela aurait coûté trop cher à la fourrière municipale. Cependant, des villes comme Los Angeles, Seattle, Vancouver, New York et Chicago autorisent les poules pondeuses. Au Québec, il ne nous reste plus qu’à définir, tous ensemble, les orientations qui régiront nos espaces verts.

Publié le June 15, 2015

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